C’est un sujet de bac. Il y a deux choses qui me frappent (dans l’original allemand):
a) l’absence de « concordance » des temps (je sais bien que le texte se veut « langue parlée » et que de toute façon l’allemand est assez « flou » en la matière)
b) l’absence de Konjunktiv au discours indirect (la aussi, je sais bien que …« langue parlée »… et que tout evolue…)
Il s’agit de phrases du type: a) Er fragte sich, wie Miriam das bloss macht; nicht mal Miriam selbst wusste, wie er das schafft; b) er fragte höflich, ob er nicht Bürger der DDR werden darf.
Toute l’action, toute la narration, toute la réflexion du récit est située dans un passé bien défini et terminé. Il y a donc pas d’allusion possible à un présent ou à une durée indéterminée du genre: Er fragte sich (gestern), wie Miriam das bloss (grundsätzlich so) macht.
Pour mon Sprachgefühl, les phrases citées, dans leur contexte, sont à la limite de la correction i. Mais il parait que pour Monsieur Duden ça peut passer (même pour le Konjunktiv), on peut le laisser tomber, si le contexte est suffisamment « parole indirecte ».
Néanmoins ma question aux (futurs) profs du forum: vous apprenez/enseignez comment dans ces deux cas de figure?
N’étant pas vraiment un expert en grammaire et plus sensible à la langue parlée, je dois avouer que ça ne me choque pas.
En fait, il faut comprendre les premières parties des phrases (passé) comme la narration, les secondes parties (présent) comme le contenu. Le contenu est au présent, mais relatif au récit, donc au passé aussi.
Je peux comprendre que ce soit aux extrêmes limites de la correction grammaticale, mais cela ne me choque pas dans la langue allemande parlée.
De plus, cette utilisation du présent apporte au récit un brin de vie et d’actualité; mais ce n’est peut-être que très subjectif…
Il n’y a jamais eu de concordance des temps strictement grammaticale en allemand. En tout cas pas depuis le XVIe siècle.
Je ne savais pas qu’elle était malade.
Ich wusste nicht, dass sie krank ist = elle est encore malade
et
Je ne savais pas qu’elle a (avait) été malade.
Ich wusste nicht, dass sie krank war (gewesen ist) = elle s’est remise.
Ensuite, le konjunktiv I n’est pas automatique. Les trois formes sont possible:
er sagte, seine Frau ist verrückt = celui qui parle accepte de présenter cette thèse comme un fait.
er sagte, seine Frau sei verrückt = celui qui parle indique clairement qu’il ne fait que citer des propos.
er sagte, seine Frau wäre verrückt = celui qui parle présente cette thèse non comme un fait mais comme une supposition.
Cependant, la différence ist/sei est aussi une question de niveau de langue.