Lire tout le dictionnaire

Salut, pour améliorer mon allemand j’ai eu l’idée de lire tout le dictionnaire au lieu d’une histoire. Je me suis rappelé en primaire un ami quand il s’ennuyait il lisait le petit robert une fois au lycée il avait vraiment un bon vocabulaire. Et j’ai vu une interview d’un animateur radio à qui sa prof au collège lui a dit tu seras toujours nul en francais : ça l’a motivé et chaque nuit il lisait le dico aussi.
Alors je voudrais vous demandez est ce que vous connaissez quelqu’un de ce genre et est ce que cette méthode est efficace ?

efficace pour apprendre… je n’en sais rien…

efficace pour s’endormir… Je veux bien le croire… :laughing: :laughing:

je suis sceptique sur la méthode, car un mot appris dans un dico, est sorti de son contexte… il est donc, il me semble, moins facile à retenir…

On peut lire le dictionnaire, mais en travaillant uniquement sur les exemples des différents contextes, en formant soi-même des phrases. Si un prélèvement est effectué sur mon compte, cela ne veut pas dire nécessairement que l’ennemi est entré dans la ville, ou que j’ai de nouveaux voisins. Et pourtant, c’est le même terme (Einzug).

J’ai fait ça avec le dico d’anglais au collège… ça n’a était que très légèrement bénéfique.
En général ça fait trop de mots en trop peu de temps.
Personnellement s’il s’agit d’apprendre du vocabulaire en masse, je préfère les livres de vocabulaire par thème.
Au moins tout n’est pas mélanger.

Quand j’étais élève , il y a très longtemps de cela , mon prof d’anglais nous faisait étudier 1fois / semaine , une page du "Petit vocabulaire anglais " ( Editions Ophrys) et on avait une interro : 20 noms , adjectifs et expressions Chaque page portait sur un thème spécifique du genre ; "à la maison , au jardin , dans la cuisine…etc ". J’ai appris à cette occasion pas mal de vocabulaire. Le même petit bouquin existe pour l’allemand.

Dans le cadre d’un lexique, avec des thèmes et les mots se rapportant au thème… je suis plus d’accord, que d’ouvrir le dico et d’apprendre les mots les uns à la suite des autres…

c’est d’ailleurs par un bouquin de ce genre que mon amie allemande m’a expliqué la différence entre Lexikon… et Wörterbuch…

Bon, je ne suis pas vraiment fana de ce type d’apprentissage, mais il y a des gens à qui cela réussit, alors pourquoi pas ?
Cependant il y a un problème qui peut se rajouter, s’il s’agit d’un support uniquement papier : le mot on le voit certes, mais on ne l’entend pas…

===Si cela peut être utile à certains, je vais essayer de décrire une méthode d’apprentissage de vocabulaire.

Pour le japonais, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec une méthode qui permet d’écouter les mots à l’intérieur des phrases les plus représentatives, propose les synonymes, antonymes, les mots composés et les collocations les plus employés. Pour faciliter la compréhension, j’appellerai entrée le mot et tout son environnement (prononciation à l’intérieur d’une phrase exemples d’illustration, antonyme, synonyme, collocation) . Chaque sous-chapitre repose sur un thème et se termine par une série d’exercices pour faire comprendre les nuances d’emploi et chaque fin de chapitre propose des exercices de révision générale.
Le livre est composé de 13 unités et chaque unité permet l’acquisition de 100 entrées. Cela représente au final une acquisition de 1160 entrées. L’intérêt est qu’un mot proposé par exemple comme antonyme dans une entrée, peut se retrouver entrée lui-même, donc les mots sont forcément entendus plusieurs fois. De plus les mots ne sont pas toujours prononcés par la même personne: il y a 2 voix féminines et deux voix masculines
On peut donc réguler son temps d’étude, l’idéal est de pouvoir faire 1 unité en 4 semaines.
Pour présenter le niveau N2 qui répond aux exigences du niveau C1 de l’allemand, pour la compréhension écrite et orale, les connaissances en vocabulaire s’élèvent environ à 6000 mots différents. Bien sûr, je ne parle que du vocabulaire, vous savez tous qu’il n’y a pas que cela et je ne me RISQUERAI PAS à entrer dans les nuances du Cadre commun de référence pour les langues.

En plus il s’agit du japonais, donc cela tient aussi compte de l’obstacle de l’apprentissage de l’écriture des idéogrammes.

Toutefois, il s’agit d’une méthode, qui, si elle est scrupuleusement respectée et le rythme de travail régulier donne vraiment des résultats (qui ne s’en vont pas en fumée) pour l’acquisition du vocabulaire. Bien-sûr, il faut aller plus loin et aussi entretenir.

J’espère m’être montrée assez claire et précise dans mes explications.

Après pour l’allemand, désolée, mais je ne sais plus du tout ce qui existe pour l’auto apprentissage efficace du vocabulaire. Mais des méthodes similaires doivent bien aussi exister, non ???

Merci pour vos réponses j’ai donc compris que cette méthode est une perte de temps, encore plus un débutant qui vient de finir le niveau A1 :mrgreen: Je vais essayer de trouver un livre de lexique par thème comme nombreux d’entre vous l’ont recommandé .

Toute ma vie, j’ai adoré vagabonder dans les dictionnaires. C’est fabuleux si on a le temps et si ce plaisir purement intellectuel n’est pas lié à un vulgaire utilitarisme mais un goût personnel bien ancré dans les habitudes. Je le faisais à dix ans avec le grand Robert, je l’ai fait de l’adolescence à mes années étudiantes et je ne fais encore de temps en temps, parfois d’ailleurs en cliquant au gré de mes inspirations sur Leo.org en passant de l’allemand au russe et au chinois. Mais franchement, c’est juste parce que je suis fou à lier. Aucun rapport avec la pédagogie des langues.

Tout à fait d’accord avec toi sur ce point , Elie. A la fin du XIXème siècle et au début du XXème , il y avait , dans les milieux les plus modestes , ouvriers et paysans , une tradition qui consistait à lire , tous les soirs , une page du dictionnaire . Chapeau au paysan et à l’ouvrier qui s’astreignait chaque jour à cette discipline après une longue journée de boulot à l’usine ou dans les champs. :respect: :respect: Là est la véritable « culture populaire ».
Je ne pense toutefois pas que cette méthode soit la meilleure dans le cadre de l’apprentissage de langues étrangères.

Alors pour le plaisir de la découverte des mots, Elie ou Michelmau je vous rejoins tout à fait.
Je repense avec nostalgie que ma maman avait réussi son certificat d’étude en 1939, aussi grâce aux deux uniques livres en français qu’avait sa grand-mère flamande: un dictionnaire de la langue française et la bible. Et dans ma jeunesse, je me régalais de l’encyclopédie Tout en Un. Cela doit faire partie des premiers livres que mes parents, jeune mariés ont du s’acheter, donc cela doit dater des années 50. Je me rends compte que même si j’aime les nouvelles technologies utilisées à bon escient, j’ai aussi ce regard tendre envers les anciennes… Alors Hix, si c’est pour le plaisir des mots, sans forcément viser la rentabilité absolue de l’apprentissage, tu n’as pas besoin de renoncer au plaisir de feuilleter un dictionnaire,et j’ajouterais non sans humour, un dictionnaire dans sa version « android ».
Sûr le plaisir du toucher n’est plus là, mais un dictionnaire ou une encyclopédie en version papier, c’est peu pratique à utiliser lorsque l’on doit souvent se déplacer!!!

Aznavour , qui n’avait ps d’argent à l’époque, a dit, avoir appris le Français comme cela
bien sur que c’est éfficasse

Pour moi, le plaisir de lire le dictionnaire doit être dans le processus en lui-même et pas pris à la mesure du résultat. Comme nous vivons dans un monde largement sous anesthésie utilitariste anglo-saxonne, je ne m’attends pas à ce que les gens en général comprennent, mais je sais que toi tu as compris. :slight_smile:

mais est-ce un bon apprentissage dans le cadre de l’apprentissage d’une langue étrangère ??? je crois que cela dépend de la mémoire que l’on a… pour ma part, je retiens un mot étranger toujours dans son contexte… J’ai du mal à retenir un mot « pris au hasard »… d’où mon doute dans le cadre d’un apprentissage d’une langue étrangère…

En fait, tu lis le dico pour enrichir ton vocabulaire ou redécouvrir un vocabulaire que l’on emploie pas actuellement… et par là même, apprendre certains mots…
dans ce cas là, en français, ce que je fais, c’est relire des oeuvres anciennes, qui contiennent un français que l’on ne rencontre plus beaucoup chez les auteurs de maintenant… J’ai relu Michel Strogoff il y a plus d’un mois… et j’ai eu du mal avec les 15 premières pages… je me suis presque demandée dans quelle langue le livre était écrit… et pourtant… c’était en français… mais un bon français, bien soutenu, avec des belles tournures… Un régal…
Si pour toi, lire un dictionnaire, c’est, quelle que soit la langue, redécouvrir une langue… alors je comprends très bien cette vision des choses…

Justement, on s’en fout. C’est pas fait pour. Si certains apprennent en le faisant, tant mieux pour eux. C’est tout. Le plaisir, que le plaisir. Je refuse de parler utilité, même pour répondre à ton gentil message, car ce serait sacrilège: le dictionnaire, c’est une volupté sacrée.

Je confirme: T’as tout compris. :smiley:

donc on est bien d’accord… La lecture du dico c’est pas fait pour l’apprentissage…

et j’aime bien cette phrase

parce que j’ai découvert les dico toute petite… « Maman ça veut dire quoi ce mot » ?? réponse « cherche dans ton dictionnaire »…

et même maintenant, à l’heure de l’informatique… j’ai un dico papier en français chez moi… et les petits et gros dico Franco-Allemand aussi…

et puis… finalement… La lecture du dico le soir… ça permet de se coucher moins bête… :laughing: :laughing: