Vos petites anecdotes allemandes

Je pense que, vu la latitude, tu aurais plutôt du commander « einen Wecken ».

« Mein Herr »

Mon seigneur sa veut dire non ?

Non, en Bavière, comme dans les pays autrichiens, c’est le « Semmel » qui fait loi. Le « Wecken », c’est le sud-ouest. Donc c’est plus une question de longitude que de latitude.
Je vois très bien ce qui a foiré chez Valdok : possible que comme la plupart des Français, elle a prononcé le « S » à la française, se rapprochant du « Z » de « Zimmer », tandis qu’en revanche les Français ont tendance à prononcer le « Z » comme un « S » allemand.
@ Maxxxime (c’est bon, j’en ai pas oublié ?) : mein Herr, en dehors de « Monsieur », serait plutôt « mon maître » (dans le sens d’un domestique parlant de son patron).
A signaler qu’en allemand, on ne dit pas « Bonjour madame/monsieur ». On dit simplement « bonjour », selon l’usage local consacré. Ou alors, il faut ajouter le nom. (Grüss Gott, Herr Andergassen).

Et oui, Andergassen c’était certainement un problème de compréhension dû à mon accent de petite Française. Et à l’époque, il n’y avait pas de MP3/MP4, pas d’Internet non plus et ni le câble, pour se soigner, si!!! il y avait-il le Vocable allemand avec les K7 . Donc il s’agit

Bon ce n’était pas de l’époque de la Bohême de Charles Aznavour, non plus!!! Tout de même, ça ou cela fait pas mal de temps!!!
Pour faire un p’tit clin d’œil à la question sur « Mein Herr » de Maxiiime . En fait je donnais du « Mein Herr »" à tous les serveurs et mon mari plus moqueur disait "Et Robert" et ça marchait très bien parce que les gens croyaient qu’il disait « Herr Oberr ». Et à l’époque « Herr Ober » cela se disait encore, comme pour les femmes « Fraulein » d’ailleurs, même si elles avaient l’âge que j’ai maintenant :frowning:
Par contre, j’avais un autre soucis, comme auriez-vous dit à l’époque ? : Où est le guide ? avec l’énorme connotation que représentait encore ce mot. Surtout pour la toute jeune femme que j’étais. Alors je disais "wo ist der ( Guide en anglais) ? Et maintenant encore je préfère dire "Begleiter. Je ne sais pas les « Führer », je les préfère de papier comme les Stadtführer par exemple.

J’avais lu une histoire semblable sur Vie de Merde, depuis ce jour j’ai su qu’il valait mieux demander un médicament en parlant de sa molécule plutôt que de son nom français :smiley:

Le problème Koelnerin… c’est de retenir le nom de la molécule de ce genre de médicaments…
Personnellement, passer de Doliprane à Paracétamol… c’est faisable… mais bien qu’étant dans le milieu,
j’ignore complètement le nom de la molécule principale du Wicks ! :laughing:

A l’inverse…petite anecdote française de mon amie allemande… qui dans la piscine,
tombe soudainement du matelas pneumatique… revient à la surface et me dit
« j’ai perdu ma balance !!! »
il m’a fallu un petit moment pour comprendre qu’elle avait perdu son équilibre ! :laughing:
(elle était passée de l’allemand à l’anglais, et avait traduit la phrase anglaise pour que je comprenne… )

C’est la remarque que je m’étais faite :laughing: Bon au pire, on va à la pharmacie et on décrit les symptômes, après, ils sont censés savoir à peu près quoi nous donner :smiley:

Pour cette crème, tu demandes du WICK (sans le s) et ils comprennent très bien, ils en ont même des bonbons contre les maux de gorge.

Comme « Werther’s » (avec le « s », c’est des bonbons et sans…une oeuvre littéraire.) Tout tient souvent à un fil ! :mrgreen:

Fraîchement débarqué en Allemagne pour mon premier semestre au printemps de 1970, le cyclotouriste que j’étais a été pris au piège de ses habitudes françaises en matière de transport de bicyclette dans les trains de la DB.
Il faut savoir qu’à l’époque, en France, on faisait enregistrer son vélo comme bagage accompagné, en le chargeant et déchargeant soi-même dans le fourgon ou le local à bagages.
Donc, un beau matin, j’ai envie de faire une virée en Alsace du côté de Wissembourg. Parcours d’approche avec deux changements jusqu’à Kapsweyer, la dernière station avant la frontière, la ligne n’allait pas plus loin (aujourd’hui, les trains continuent jusqu’à Wissembourg). Je m’amène à la gare, et en bon Frantzouse, je FAIS ENREGISTRER mon vélo. Fatale erreur, comme on le verra par la suite. Comme mon vélo est enregistré, je n’ai pas à m’en charger, c’est devenu un bagage non accompagné, mais je l’ignore, pour les raisons indiquées plus haut. En allemand, ich habe mein Rad aufgegeben, autrement dit, je l’ai abandonné aux bons soins des cheminots. Lorsque l’agent commercial me dit de laisser mon vélo là, je commence à sentir l’embrouille, et aussi sec, je reprends mon vélo pour le transporter moi-même dans le train, comme je le fais en France, passant outre aux objections de l’agent. Je reprends mon vélo à Landau, et je répète l’opération à Winden. Là, je mets le vélo dans le local à bagages de l’autorail et vais m’asseoir à l’intérieur de la rame. Nous arrivons à Kapsweyer, je veux reprendre mon vélo… Il a disparu ! Comme c’était un bagage enregistré, il a été débarqué à mon insu à Schaidt, où il y a un agent pour réceptionner colis et bagages. Kapsweyer n’est qu’un point d’arrêt non géré, où l’on ne peut pas réceptionner des bagages. Donc, force m’est de retourner à Schaidt pour récupérer mon vélo, et repartir en direction de la frontière française. :imp:
Le chef de train m’a demandé pourquoi j’avais fait enregistrer mon vélo. Je lui ai dit que c’était l’habitude en France. Il m’a donné alors le précieux conseil de prendre une Radkarte, bien moins chère, comme ça, je pouvais transporter moi-même mon vélo, monter et descendre à mon gré. Une bonne leçon ! :bulb:

Et c’est toujours le même système actuellement ?

En Allemagne, oui. Avec plusieurs options, soit un billet vélo pour une direction, soit un billet journalier, soit un billet « grandes lignes », avec réservation obligatoire dans les Intercités (ça peut marcher aussi en international, mais il y a seulement 12 places dans le local vélo). Dans certains länder comme la Saxe-Anhalt, le transport est gratuit.
Dans les années 70,le vélo en Allemagne n’était pas à la mode, et il y avait de sacrées différences entre un vélo français et un vélo allemand, le gros panzer lourd à 3 vitesses. Seuls les vélos de course étaient similaires. Et remplacer une roue, des pneus ou des rayons relevait de l’impossible, vu que les dimensions étaient totalement différentes. Il fallait aller chercher le matériel de rechange en France.

Les moyens de transport en Allemagne
Je vous passerais le nombre de fois ou j’ai failli me faire écraser par des vélos, ou des anecdotes au sujet de personnes cherchant le village d’Umleitung ou encore la Einbahnstrasse vécus par mes parents à Wetzlar.

C’est vrai les transports donnent lieu à de nombreuses petites histoires.
J’ai plutôt un bon souvenir du tramway de Mayence au début des années 80. Un petit voyage fait avec ma maman, entre filles, quoi. Une histoire banale qui a du arriver à des milliers d’entre vous, nous sommes montées dans le tramway pensant pouvoir acheter le billet sur place. Et bien non, impossible donc on a voyagé à la sauvette et bien sûr c’est toujours dans ces moments-là que l’on est contrôlé.
Maman m’a fait signe de me taire. Une vraie frustation pour une jeune germaniste enthousiaste, n’est-ce pas?
Et maman d’arborer son sourire de française à la belle cinquantaine et de s’excuser dans un allemand incroyablement mauvais de ne pas comprendre cette langue. Sourire auquel le contrôleur a répondu d’un clin d’oeil complice « Ach diese Franzosinnen ». Je ne pense pas qu’il ait été dupe mais que cela a du beaucoup l’amusé.
Et depuis, j’ai fait la connaissance d’étudiants allemands fauchés mais, devenus champions en saut de tourniquets dans les métros parisiens :wink:

Ça, se faire écraser par un vélo, c’est un risque assez courant à Strasbourg. Quoique, on est presque en Allemagne déjà. :laughing:

Et sinon, ma mère qui m’a dit qu’Ausfahrt devait être une grande ville parce qu’elle était indiquée partout sur l’autoroute. :blush: :blush: :blush:

C’est mignon je trouve :laughing: Après tout, c’est vrai que si on ne parle pas allemand, on peut vite se demander ce que veulent dire tous ces noms plus ou moins barbares :laughing:

Comme mon père qui, à Salzwedel, cherchait désespérément sur la carte où pouvait bien être la localité GÜST (abréviation de Grenzübergangsstelle). :mrgreen:

Enfin sa, c’est moins évident hein

Ce n’était pas évident pour un Français, habitué à voir les noms de lieu en capitales sur les panneaux français. Or « GÜST » étant une abréviation, elle était en capitales, contrairement à l’habitude allemande pour les noms de lieu. Naturellement, on n’allait pas indiquer à Salzwedel, à l’époque, la direction historique d’Uelzen ! (Ah, la jeunesse d’aujourd’hui, ils ne connaissent pas leur bonheur…) :mrgreen:

Petite surprise aujourd’hui en ouvrant le site français du fabricant électroménager AEG (je vous laisse googler si vous voulez voir de vos propre yeux) : le slogan de la marque reste en allemand, et la page d’accueil clame : « la neue kollektion est là » :open_mouth:

Pour une fois, de l’allemand qui fait vendre :question: :laughing:

Disons que tant que cela reste compréhensible pour le francais X, l’allemand= Made in Germany.
Et là « perfekt in form und funktion » et « neue Kollektion », c’est vraiment pas très dur à comprendre non ?